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Tombeau

mercredi, 17 septembre 2008 | Tombeau

Un jour avant l'entrée de l'armée allemande dans Paris, Walter Benjamin quitte la capitale et se rend à Lourdes. De là il part à Marseille et finalement arrive à Port-Vendres le 25 septembre 1940 avec l'intention de fuir en Espagne.

Arrivé dans la petite commune des Pyrénées-Orientales, il se fait connaitre auprès de Hans et Lisa Fittko, deux antinazis allemands qui peuvent lui faire franchir la frontière clandestinement. Malgré son âge (Walter Benjamin a quarante-huit ans) et ses problèmes de santé, le philosophe et deux autres candidats à l'exil, Henny Gurland et son fils José, conduits par Lisa, parviennent au bout d'une dizaine d'heure à Port-Bou. Mais le 26 septembre 1940, la nuit de son arrivée en Espagne, Walter Benjamin se suicide en absorbant une dose mortelle de morphine.

D'après Lisa Fittko, les autorités espagnoles ont avisé les trois fuyards qu'une nouvelle directive du gouvernement espagnol préconisait la reconduite des réfugiés en France. Benjamin n'aurait pas supporté la nouvelle — en fait la nouvelle règlementation ne sera jamais appliquée… et était sans doute déjà annulée quand il se donna la mort.

Les papiers contenus dans la serviette en cuir de Benjamin qui contenait, disait-il, un manuscrit « plus important que sa vie », n'ont pas été retrouvés même s'ils ont été répertoriés comme liasse de manuscrit dans la main courante de la police de Portbou.Le philosophe a aussi écrit une lettre d'adieu à Theodor W. Adorno, dictée à son compagnon de fuite Henny Gurland.

Benjamin est enterré au cimetière de Portbou. Une œuvre commémorative du sculpteur israélien Dani Karavan intitulée Passages a été érigée en hommage au philosophe dans le petit port catalan.

10:56 Publié dans Encoche, traité anti-fasciste | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : photo, philosophie, photographie, littérature, photolittérature

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