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Si possible

mardi, 16 septembre 2008 | Si possible

Il y a cette lettre arrivée d'Argentine à la fin de l'hiver, une photographie dans l'enveloppe et quelques mots écrits vite fait à même l'image, au feutre noir. Est-ce que ça peut suffire à embarquer toute une vie dans une aventure à l'écart, loin d'ici ? Est-ce qu'il ne vaudrait pas mieux jeter l'enveloppe au feu, laver les deux mains avant d'aller manger et disperser, plus tard attendre la nuit, les cendres au fond du jardin : un peu de dentelle noire dans l'herbe haute. Sur la photo un torse sans visage, la peau sombre et pas lavée, pas loin des jungles, les cicatrices au ventre racontent un peu l'ancienne violence où le corps de l'ami sombré. Avec une écriture appliquée, imitant les lettres d'imprimerie on a écrit une seule question en travers du torse :

Pourquoi les européens peignent-ils des poissons morts ?

Besoin d'une réponse si possible. En vous remerciant pour les mots. Merci.

18:17 Publié dans Corps loin, corps lents, une autobiographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : photo, journal, photographie, littérature, photolittérature

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