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4.I.83, question numéro 1

mercredi, 10 septembre 2008 | 4.I.83, question numéro 1

Alix Cléo Roubaud qui avant, juste avant de mourir était photographe, femme de poète et amie aussi, amie de Jean Eustache, Alix écrivait dans son journal, au 9 mai 1981 « elle prenait des photos tous les jours comme on imagine que tenaient les femmes victoriennes leur journal ».

Et plus loin, au mois d'août

« impossibilité d'écrire, mariée à un poète ».

« Elle écrivait dans l'ordre des jours, sans revenir en arrière, sans corriger, sans effacer; » raconta Jacques Roubaud, le poète et l'époux, en publiant le journal de la jeune femme morte et aimée.

En 83 c'était dans un cahier violet qu'elle écrivait :

« Je lui demandai s'il croyait que la photograpie était un art. Il hésita et répondit que la photographie était un art dans le meilleur des cas.» (4.I.83 rue V d T)

«A qui appartient l'image d'une femme ? » écrivait-elle quelques jours avant sa mort, à 31 ans.

Les photos d'Alix-Cléo Roubaud sont difficiles à voir aujourd'hui. Archéologie d'une femme disparue qui se photographiait disparaissant. Et cette image mal cadrée, photographiée dans l'Autre Journal, je l'emporte avec moi en voyage, sur la route qui traverse les Cévennes, jusqu'à ce rocher au milieu du torrent où je fais sécher les photos détrempées par l'orage.

10:49 Publié dans Quelque chose noir, poésie permanente | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : photo, photographie, littérature, photolittérature

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